dimanche 30 juillet 2017

Quinze jours sur la lune



Battue, mais non peignée du vent, car sans le moindre cheveu, rien de vert qui émerveille, d’illusoire oasis, ratissée par la constante soufflerie de la machine à air, un simple caillou sorti des eaux.


La résistance aux vagues produit un peu d’écume, et transforme leur ondulation.

Où qu’on aille vers le haut ou le bas, le nord ou le sud, le même désert de déchets volcaniques qui décourage jusqu’aux espèces les plus endurcies : cactus et agaves y font preuve d’audace, et de trop rares espèces endémiques. 



Y marcher ? au moins que le dessin ciselé du rivage occupe un peu l’œil, ou tous ces cailloux l’ennuieront.




Mais la traversée de long en large de ce grand caillou assèche à ce point le regard qui ne voit plus que reliefs et éboulements grisâtres où se poser. L’uniformité en vient à annuler la curiosité.




Posés sur le sable gris, au milieu des gravas d’un vomissement terrestre qui la fit naître, sous l’alizée infatigable, réduits à l’expérience élémentaire des champs de pierre sous la lune, cratères au vent, sans arbres. Une fragmentation poursuivie jusqu’au sable. Effritement sous le coup de l’air, du sel.




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