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Fanon introduit par Claudine Chaulet (Alger, 1987)


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Le roi des aulnes de Goethe, mis dans le français de juin 2024

    Mais qui va si tard chevauchant par nuit et vent ? Le père et son enfant : Il tient le garçon à son bras. Il le tient fermement, il le réchauffe.   « Mon fils, pourquoi caches-tu ton visage, as-tu peur ? » « Tu ne vois donc pas le roi des aulnes, père ? Le roi des aulnes, sa couronne et sa traîne ? » « Mon fils, ce n’est rien qu’un brouillard qui passe. »   « Viens mon petit, viens avec moi ! On fera des jeux magnifiques ! Tant de fleurs ornent mon pays… Ma mère a de si belles robes. »   « Mon père, mon père, tu n’entends toujours pas Les promesses que susurre le roi des aulnes ? » « Calme-toi, reste bien tranquille mon enfant : Ce n’est que le vent à travers les feuilles mortes. »   « Mon cher petit, viendras-tu avec moi ? Je crois que déjà mes filles t’attendent… Mes filles mènent le bal de nuit ...

Le Comte de Monte Cristo : la vengeance du romanesque

  Edmond plonge pour secourir, en pleine tempête, une jeune femme que se noie. Il est promu pour cet acte de bravoure, faisant honneur à la dignité humaine, préférée même au respect de l’ordre de son supérieur qui lui avait intimé de ne pas plonger. Il remplacera le capitaine. Lequ el en concevra une haine profonde. Un capitaine peut faire un beau mariage. Mais il s’est élevé. Il tombera de plus haut. Une trahison lui vole sa vie. Edmond, qui a sauvé une vie par un réflexe généreux, mais idéaliste, perdra bientôt la sienne, trahi par un rival. Le pauvre, il ne comprend même pas ce qui lui arrive, quand la maréchaussée vient le prendre au collet en pleine église, au moment où il s’apprête à conclure un beau mariage avec une femme qu’il aime et qui l’aime et qui, ce qui ne gâte rien, est un bon parti. Tout allait trop bien. Il disparait au Château d’If. Personne ne se soucie de lui. Il ne comprend pas ce qui lui est arrivé, mais aimerait bien savoir. C’est ce qui le maintient e...

Les Musiciens de Brême: une interprétation sociale.

Publié sur le site de la revue Multitudes , le 1 er octobre 2012 Il faut avoir parfois entendu ou lu sous des vêtements extrêmement divers ces contes de Grimm pour qu’ils commencent à s’imposer dans leur vigueur subversive. Les musiciens ne sont pas des musiciens, mais des laissés pour compte. Ils sont rejetés par une société qui les a utilisés tant qu’elle pouvait, et maintenant que les voilà trop vieux et qu’ils ne peuvent plus fournir la même quantité de profit à leurs maîtres, on s’en sépare, ou bien on les destine à la casserole. L’âne ne peut plus porter. Le coq est mis au chômage de sa basse cour. Le chien ni le chat ne sont plus d’aucune utilité à faire fuir voleurs ou souris. Aucune assurance ne vient compenser cette péremption sociale, dont la violence s’exprime au mieux dans la dernière perspective qui leur est offerte : être mangés. Contre cet avenir qui n’en est pas un, ils se rebellent, indignés à leur façon. Ils aspirent à une sécurité qu’ils n...