Heureusement qu’il reste demain - C’è ancora domani * Dans le film, le plus heureux est son écho, impressionnant. Il faut penser que la condition féminine décrite à partir de la Rome de 1945 n’est pas un lointain passé révolu, qui reviendrait nous hanter, mais se poursuit au quotidien, sans d’autres déguisements, dans notre beau présent. L’appel du public semble dire que tout cela est juste, que tout cela reste terriblement actuel. Le nombre de féminicides suffit à le résumer. Chacun, accompli, supposant une auréole d’autres, en suspens. Et chacun de ces cas où se retrouvent toutes les mauvaises raisons du monde supposant à des degrés divers l’ensemble des conduites d’infantilisation, de surveillance, d’appropriation, de mépris, de violence psychique, verbale, économique, physique. On rabaisse, ignore, ironise ou moleste, rabroue, écrase. Et il faut bien en passer car la liste en serait trop longue à égrener. Le film est didactique et parvient à ne pas être trop pe...