Le temps est encore proche de sa disparition, le 4 décembre 2012. L’œuvre se poursuit, maintenant posthume : Mallarmé, Rilke, bientôt Euripide. La singularité de l’homme rend toute transmission improbable. Il était un maître de l’interruption. Il raccrochait le premier au téléphone (il était très difficile de le devancer). Reste une œuvre, toujours à lire. Une œuvre première, à lire pour elle-même, quand même elle se met au service des textes des autres. Une œuvre qui témoigne du premier mot qu’il me dit, que ce qui compte en toute chose et singulièrement dans la chose intellectuelle, c’est la qualité de l’intérêt. Jean Bollack à Cerisy, entre Heinz Wismann et Mayotte Bollack (2009) En guise de salut, je reprends ici quelques fragments, récents ou moins. Jean Bollack et l’amitié [1] Les maximes de l’amitié d’Epicure eurent une signification particulière pour ce grand savant. On peut imaginer qu’elles aidèrent à construire le trio q...