En 1907, Max-Anély rate le Goncourt. Le succès de Claude Farrère, avec Les civilisés , deux ans plus tôt, l'avait encouragé à tenter sa chance à ce très jeune prix. Le primitivisme qu'on pouvait voir dans les Immémoriaux aurait pu plaire à l'auteur de La guerre du feu , juré influent, et le jeune écrivain avait tenté sa chance en suivant les règles, sondant les différents membres du cénacle, faisant ses visites et se pliant aux politesses. Octave Mirbeau l'avait à demi encouragé, lui avouant pourtant que "son" candidat était Charles-Louis Philippe. En fait, seule Rachilde, parmi les jurés, s'enthousiasma. Mais lui expliqua pourtant : «Seulement si vous voulez reconcourir, baissez d'un ton. Il faut être moins fort que ça pour réunir tous les suffrages.» [1] En 1956, Jean Malaurie ressuscitait l'ouvrage oublié sous le nom de son véritable auteur en l'accueillant dans sa collection «Terre humaine», troisième titre après Les derniers rois ...